Gare maritime de Sète
La puissance d'une criée parabolique
un Brutalisme sophistiqué
Le marché aux poissons, construit en 1969, demeure malgré les altérations un édifice remarquable, emblématique d’une architecture en béton armé à la fois audacieuse et sensible.
Son architecte, Jean Le Couteur (1916-2010), alors engagé dans la conception de la station balnéaire du Cap d’Agde, est également connu pour plusieurs édifices religieux — notamment en contexte colonial — dont la spectaculaire cathédrale du Sacré-Cœur d’Alger, réalisée avec Paul Herbé.
La halle abrite un petit amphithéâtre dédié aux transactions, complété par des espaces logistiques. Elle s’inscrit dans une génération d’architectures d’après-guerre explorant les surfaces réglées — à l’instar de Notre-Dame de Royan ou du Palais des Sports de Saint-Ouen — notamment à travers des toitures en «selle de cheval», appellation imagée d’un paraboloïde hyperbolique. Sa couverture, évoquant une raie manta vue du ciel, repose avec légèreté sur des poteaux sculpturaux. Elle déploie de larges auvents, dont un auvent triangulaire marquant clairement l’entrée. À l’origine, le projet instaurait une relation directe et transparente avec le paysage maritime. On perçoit à la fois la puissance brute du béton de décoffrage et le dessin élégant d’une halle industrielle parfaitement fonctionnelle.
Label Architecture Contemporaine Remarquable.



Modernité montagnarde
L’affirmation d’une modernité Architecture montagnarde des années 50 Dans la vallée d